Un autre avenir est possible pour le travail, et c’est bon pour l’Homme et la Planète !

Salut à tous !

Face à la perte de croissance évidente que subit la France, les « politiques de l’offre », la « baisse des charges pour les entreprises » et la « flexibilité » font leur grand retour.

Cependant, leur efficacité est loin d’être prouvée et il est temps de changer de voie : notamment, en s’engageant dans des politiques écologiques.

En effet, selon Terre de Liens Normandie, l’agriculture fondée sur le bio et la souveraineté alimentaire permettrait de créer 600.000 emplois en France !

Et si on décidait de protéger la terre agricole grâce à notre alimentation?

En effet, en soutenant une agriculture biologique, locale et diversifiée, nous aidons notre sol à se maintenir en santé. Cependant, dans les faits, les agriculteurs se sont spécialisés à la demande de leurs clients : les enseignes de la grande distribution.
La monoculture appauvrit les sols, en puisant les minéraux nécessaires à la bonne pousse de la plante de manière systématique : nous nous retrouvons face à un déséquilibre de minéraux donc une terre carencée.

Actuellement, la Politique Agricole Commune menée par l’Union Européenne est un très fort soutien pour les plus grosses entreprises agricoles. Actuellement, l’Union Européenne a fixé les objectifs suivants :

  • Accroître la productivité de l’agriculture ;
  • Assurer un niveau de vie équitable à la population agricole ;
  • Stabiliser les marchés ;
  • Garantir la sécurité des approvisionnements ;
  • Assurer des prix raisonnables aux consommateurs.
  • Respect de l’environnement ;
  • Sécurité sanitaire ;
  • Développement rural.

Ainsi, grâce à la PAC, les agriculteurs peuvent bénéficier soit d’aides indirectes qui leur assurent un prix minimum pour leur production en comblant la différence entre prix du marché et prix garanti ; soit de restitutions aux exportations, c’est-à-dire de subventions, afin que les exportations européennes ne soient pas pénalisées par les prix garantis supérieurs aux prix mondiaux ; soit une préférence communautaire permet de protéger le marché européen de la concurrence de produits importés à bas prix : il s’agit des prélèvements agricoles qui constituent une taxe douanière spécifique à ce secteur.

Malheureusement, malgré de nombreuses aides, les agriculteurs n’arrivent pas à vivre de leur métier. En effet, actuellement, on relève un suicide tous les deux jours dans cette catégorie socio-professionnelle.

 

Comment l’agriculture biologique, alliée à la souveraineté alimentaire, pourrait créer des emplois?

Qu’est ce que la souveraineté alimentaire?

La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes durables, et le droit des peuples de définir leurs propres systèmes agricoles et alimentaires. C’est un concept développé et présenté pour la première fois par Via Campesina lors du Sommet de l’alimentation organisé par la FAO à Rome en 1996.

Utilisée en complément du concept de la sécurité alimentaire – qui ne concerne pour sa part « que » la quantité d’aliments disponibles, l’accès des populations à ces aliments et une agriculture biologique  -, la souveraineté alimentaire rajoute les conditions sociales et environnementales de production des aliments. Ainsi, un accès plus équitable à la terre pour les paysans pauvres est prôné, notamment grâce une réforme agraire et une modification de la sécurisation du droit foncier.

La souveraineté alimentaire, si elle est suivie par un Etat, le fait sortir des marchés agricoles actuels. Pourquoi?

La souveraineté alimentaire agit sur différents aspects :

  • Au niveau local, elle permet de maintenir l’agriculture de proximité, qui alimente les marchés régionaux et nationaux ;
  • Elle favorise les agriculteurs qui cultivent à petites échelles car ils sont plus efficaces économiquement, socialement et écologiquement – comparé à une agriculture industrielle, bien entendu – ;
  • Les femmes ont une place et un rôle privilégié ;
  • Elle recherche l’autonomie des paysans, ainsi elle valorise les techniques agricoles telles que l’agriculture biologique et à l’agriculture paysanne ;
  • Elle refuse l’utilisation des plantes transgéniques.

Ainsi en axant l’agriculture d’un Etat sur le local, certains aliments pourraient sortir des carcans des marchés financiers (je pense notamment aux aliments de premières nécessités tels que le blé qui peut être largement cultivé dans de nombreux pays). Ce qui a pour but d’éviter les crises alimentaires comme celle que nous (enfin, nous, les pays du tiers-monde surtout) avons vécu en 2008 à cause d’une énième bulle spéculative autour de la farine.
En effet, en ajustant les quantités de production, nous devrions uniquement cultiver dans le but d’obtenir l’auto-suffisance.
Or si nous obtenons l’auto-suffisance sur un aliment, ce n’est pas utile de le cultiver pour en obtenir plus de quantité dans le but de le vendre pour avoir un autre aliment.
De facto, fin de la monoculture et une terre plus riche.

Et dans les chiffres, ça donne quoi?

Selon Terre de Liens Normandie, les chiffres sont très éloquents :

  • 17.193.800 : c’est le nombre d’hectares de SAU nécessaires pour se nourrir localement si nous faisons évoluer notre régime alimentaire en diminuant notre consommation de viande rouge au profit de la viande blanche et des protéines végétales.
  • 5.769.959 : c’est la surface agricole que cette évolution progressive vers un régime alimentaire moins carné pourrait dégager ; autant de terres agricoles que nous pourrions alors destiner aux autres fonctions « oeconomiques » (se loger, se vêtir, se chauffer, etc.).

Et pour conclure?

Sur le papier, l’alliance souveraineté et sécurité alimentaire a tout pour plaire : elles proposent conjointement une agriculture respectueuse de la Terre, créatrice d’emploi, sans pour autant sacrifier la croissance économique de l’Etat.

Pour ma part, je suis amplement convaincue que ce système est celui vers lequel nous devons tendre pour un futur soutenable autant pour les êtres humains que l’économie d’un pays.

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez : la souveraineté alimentaire, ça vous tente?

Je vous embrasse,

Pour aller plus loin :

Chômage? Selon le quotidien de l’écologie, Reporterre.
Pour en savoir plus sur la monoculture et son histoire.
Une thèse sur l’impact des cultures sur les populations des vers de terre.
Les monocultures : les plus gourmandes en pesticides.
Les conséquences de l’agriculture intensive.
Qu’est-ce que la Politique Agricole Commune?
Le suicide chez les agriculteurs : ils payent le plus lourd tribut.
Le mal-être est plus élevé chez les agriculteurs que chez les cadres.
Qu’est-ce que la souveraineté alimentaire?

 

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10 réflexions sur “Un autre avenir est possible pour le travail, et c’est bon pour l’Homme et la Planète !

  1. Ton post est vraiment d’actualité. Il me manquait pas mal d’éléments pour comprendre ce qui se passe. Maintenant je comprends mieux les enjeux. Dans ma ville il y a une monnaie locale que j’utilise ponctuellement pour l’instant pour consommer local.

    1. Je suis ravie que mon article t’ait aidé à y voir plus clair !
      Il y a aussi des monnaies locales vers chez moi mais je ne me suis jamais penchée sur la question.
      Comment ça fonctionne ?

  2. Je soutiens également les vendeurs locaux. C’est en transmettant ce message au plus grand nombre qu’on pourra faire avancer les choses

    1. Merci de ton commentaire !
      J’espère réussir à faire passer un message positif parce que ce sont plein de petits gestes qui feront la différence !

    1. Je suis d’accord avec toi, c’est très compliqué. Après je sais pas si tu as la possibilité, mais il y a l’AMAP (qui regroupe les agriculteurs français) qui te permet d’avoir un panier de fruits & légumes par semaine pour genre 60€ par semestre.
      Puis manger moins de viandes en achetant plus cher chez le boucher ! 😉

Le mot de la fin est pour vous !

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