De la difficulté de s’aimer soi-même.

En 2019, il n’a jamais été autant question de l’acceptation de soi. D’autant plus chez les femmes. Un nouveau courant d’air frais arrive sur nos cultures européennes et patriarcales afin de faire évoluer les mentalités. Il est aujourd’hui question de s’accepter à la fois physiquement mais aussi mentalement. S’aimer soi-même, c’est accepter ses défauts et ses qualités, et pas uniquement concernant notre physique. Le but? Accéder enfin au bonheur. Durant des décennies, nous avons cru que le bonheur viendrait de ce dernier objet à la mode, de nos vêtements ou de notre travail. Retournement de situation, le bonheur est quelque chose que nous avons tous en nous, il nous faut juste la volonté de le cultiver.

Cacher moi ce soi-même

que je ne saurais voir.

« Soi-même » est un pronom utilisé pour parler d’une seule et même personne en excluant les autres. C’est également un synonyme de « son propre chef ».  Ça t’avance beaucoup mon chat? Je trouve pourtant que cette définition est intéressante à plus d’un égard. Être soi-même serait donc une action et non, quelque chose qu’on serait intrinsèquement. Puisqu’on se rapproche de l’idée de son propre chef, l’idée de soi-même est une idée qu’on doit travailler, une activité résultante de la pensée et de la réflexion.
Donc premier point, être soi-même, c’est un choix : on ne nait pas soi-même, on le devient par nos choix.

Du besoin de se comparer aux autres.

L’intériorisation des schémas sociétaux dès notre naissance.

Nous reproduisons les schémas que nous voyons et ce, sans même nous en rendre compte. Depuis notre naissance, nos parents nous comparent à des statistiques, à d’autres enfants pour se rassurer. L’idée d’avoir un enfant qui sort du cadre peut être terrifiante, car nous avons appris à aimer la norme et la sécurité qu’elle nous fait ressentir. Inconsciemment, nous reproduisons ce schéma toute notre vie pour nous rassurer, nous valoriser ou nous dévaloriser.


Se comparer aux autres nous oblige parfois à nous faire rentrer dans un moule qui ne nous convient pas, dans le seul et unique but de se sentir accepté par les autres. L’humain est un animal grégaire, qui aime vivre en groupe et en société, surtout qu’être seul signifie peu de chances de survie. Je suis sûre que vous connaissez dans votre entourage des personnes qui se sont pliés aux exigences du « CDI/maison/mariage/bébé » sans spécialement en avoir envie mais c’était plus simple d’accepter ça que d’accepter d’être différent, d’avoir des envies différentes et donc de prendre le risque de se faire exclure du groupe social.

Ce serait donc aussi par peur du rejet que nous nous rejetons nous-mêmes.

L’impact des réseaux sociaux sur notre vie.

Ça ne surprendra personne… Chronophages, les réseaux sociaux ont également un impact plus ou moins négatif sur notre vie. Anxiété, harcèlement et solitude, c’est un cocktail molotov pour l’amour et l’estime de soi que les RS nous livrent. Selon une étude britannique, seul Youtube tire son épingle du jeu en étant un réseau positif, tandis qu’Instagram et Snapchat ont tendance à envoyer leurs utilisateurs dans leurs propres tréfonds. Nous nous comparons à d’autres : cette personne est plus jolie et est plus mince que moi, sa vie a l’air tellement mieux que la mienne.

Or nous avons beau savoir que les réseaux sociaux ne mettent en avant que le beau côté de notre vie, il est aussi à double tranchant pour cellui qui accepte de s’exposer. Qui n’a jamais eu une montée de colère quand on voit un influenceur se plaindre de son travail? Car nous ne voyons que le côté incroyable de la situation, sans en voir le côté obscur (puisque ça ne fait rêver personne évidemment). Double peine pour ses influenceurs qui ne sont donc jamais réellement eux-mêmes car comme pour tout, il faut forcément une balance : tu ne peux pas être heureux si tu n’as jamais été triste. C’est la dualité de la vie et nous l’avons en chacun de nous.

De la remise en question de notre société

à une pensée plus libre.

Le bonheur, une question récente?

Questionnez vos aînés et vous vous rendrez compte que le bonheur et le fait d’être heureux est une question relativement récente qui touche la population. Auparavant, l’apanage de quelques philosophes et poètes, le bonheur ne rentrait pas en ligne de compte. Avec l’évolution des mentalités, ainsi que la science, nous avons pris conscience que nous pouvions choisir notre vie. Quelle idée terrifiante ! Un nouveau moule a été créé : pour être heureux, il faut avoir des biens matériels (coucou les 30 Glorieuses !).

Depuis quelques années, voire décennies, nous nous rendons compte aussi que notre bonheur matériel cause la perte de notre chère Planète et de ses autres habitants. Nous assistons alors à un nouveau sorte de bonheur : le retour aux sources. Après avoir consommé durant des années à outrance, aujourd’hui, nous prenons le temps de faire des choses qui nous plaisent et qui remplissent notre être de bonnes ondes.

Le développement personnel, la quête de la meilleure version de soi-même.

Être heureux est devenu une norme, voire le but de la vie. Cette aspiration a remplacé la recherche de grandeur, de vérité ou de justice. Cependant, nous avons besoin d’aide pour sortir des carcans de cette société patriarcale et consumériste et c’est à ce moment-là que le développement personnel apparait. Prônant l’acceptation de soi et sa propre responsabilisation, le but du développement personnel n’est pas de nous rendre heureux mais de nous faire réaliser qu’il ne tient qu’à nous de l’être.

Touchant de plus en plus de personnes, de tous les milieux, le développement de soi est un moyen d’évoluer, de s’accepter et d’accepter les autres. Les relations humaines s’améliorent, la relation à soi également. Je ne dis pas que tout le monde deviendra beau et rose, mais c’est un beau début !

Le développement personnel ne possédant pas de cadre légal, on peut y retrouver de tout et n’importe quoi. Cependant, la grande tendance est au développement d’une « meilleure version » de soi-même. A mon sens, c’est le début d’une grande histoire entre toi et un bon moment de douleurs. Dire que le but d’une vie est d’être la meilleure version de soi-même, c’est dire que ce que tu es à l’instant présent n’est pas suffisant, c’est osciller entre une histoire d’ego « je vaux mieux que ça » et la dévalorisation constante. Paradoxalement, c’est la quête de bonheur, de perfection et d’amour qui nous font le plus souffrir.

En conclusion?

J’aurais adoré vous écrire un article incroyable où je me dévoile (encore plus que dans la lettre à moi-même) et pourtant, je n’ai pas osé.
Par peur du jugement des autres? Parce que je possède ce syndrome de l’imposteur qui m’empêche d’avancer?
Non, parce que je pense qu’il est important de comprendre que l’amour de soi est une construction sociétale, tout comme la construction des genres : on ne s’aime pas soi-même car on nous dit tous les jours qu’il faut changer pour être notre meilleure version de nous-mêmes. Bien entendu, il nous faut évoluer et avancer. Cependant, ça ne nous fait pas de mal d’accepter ce qu’on a, du moment que cela nous convient.

Alors viens, on s’aime pour ce qu’on est, on travaille à accepter nos défauts et à faire grandir nos qualités et surtout, soyons bienveillant envers nous-mêmes et les autres.

Au fait, j’ai écrit cet article dans le cadre du groupe « Challenge entre blogueuses« , je vous mets les liens des copines plus bas !

Je vous embrasse,

Pour aller plus loin :


Une réflexion sur “De la difficulté de s’aimer soi-même.

Le mot de la fin est pour vous !

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